Interview de Véronique Desrues

Peux-tu te présenter en 3 phrases ? 

Je m’appelle Véronique Desrues, Coach pour Hypersensibles, fondatrice de l’ACADEMIE DES HYPERSENSIBLES,

Ma mission est de guider les hypersensibles (les femmes particulièrement pour le moment) vers un quotidien plus serein, aligné à leur hypersensibilité. En d’autres termes je les aide à mieux se connaitre, à se réconcilier avec leur hypersensibilité, à cultiver leur différence grâce à des outils de sophrologie, de coaching et de développement personnel.

À quelle période de ta vie as-tu découvert que tu étais hypersensible ?

Comme beaucoup d’hypersensibles, assez tardivement. Vers l’âge de 35-40 ans. Je me suis toujours sentie en décalage aux autres. Je me sentais trop sensible, trop émotive. Je voulais m’endurcir pour ne plus subir (les critiques, les jugements, les regards, mes émotions).

Un jour j’ai lu un article par hasard sur l’hypersensibilité dans un magazine du dimanche. J’ai compris que j’étais normale et juste différente aux autres. J’ai alors cherché à me comprendre et à apprivoiser cette sensibilité. Pas facile de mettre table rase à 40 ans. J’ai beaucoup travaillé sur moi. Je me suis faite accompagnée par des thérapeutes et des coachs canadiens dans ma quête du mieux-être. Et je suis heureuse de faire gagner du temps à toutes les coachées qui me font confiance en leur apportant mon expérience, mes découvertes, mes outils.

Quelles sont les 3 choses que tu aimes le plus en lien avec ton hypersensibilité ?

  • Mon intuition : ca m’aide à savoir ce qui est bon ou non pour moi, à faire des choix alignés à qui je suis, à capter ce que mes coachées n’arrivent pas à me dire, à anticiper leur besoin.
  • Ma connexion à mes sens : ca m’aide à me protéger, à prendre soin de moi, à apprécier l’environnement dans lequel je me trouve
  • Mon empathie : ca m’aide à me connecter à l’autre et à comprendre ce qu’il vit ; très utile en séance de coaching – souvent en début d’accompagnement, les gens me disent que je suis dans leur tête.

Quelles sont tes 3 plus importantes valeurs dans la vie ?

le respect – la liberté – L’authenticité

Quelles solutions as-tu trouvées pour gérer les principaux challenges de ton hypersensibilité, les côtés moins fun ?

Dans les séminaires, dans les formations, dans une fête ou tout autre endroit ou il y a du bruit, je sais que je vais saturer. Donc en arrivant, je cherche les endroits ou le bruit peut être moindre. Ca peut être un parc ou proche des cuisines ou dans un salon (parfois les toilettes )… peu importe. Ainsi quand je saturerais, je sais que je pourrais m’y ressourcer quelques instants.

Ensuite, j’ai arrêté de regarder les news – source d’énergie basse. Ça pollue ton esprit de mauvaises nouvelles et de négativisme. Donc je fais souvent la diète média, comme j’aime dire. Bien sur il faut rester informée mais pas plus de 1 ou 2 fois par semaine.

J’écoute le plus possible mon corps – lui seul sait quand il est temps de me reposer. D’ailleurs, je fais une micro-sieste tous les jours.

Quel est LE truc que tu as appris à propos de l’hypersensibilité qui a le plus changé ta vie ?

Tu n’es pas ton hypersensibilité !

Tu as une personnalité propre avec la particularité d’être l’hypersensible. Ta personnalité se trouve dans tes valeurs, tes talents, tes besoins, tes limites… quand tu te connais, tu sais ce qui est bon ou non pour toi. L’hypersensibilité apporte une subtilité, un plus dans ce qui fait cette personnalité.

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours professionnel ? Comment et pourquoi as-tu choisi ton métier actuel ?

Je viens du monde médical. Ma curiosité et ma discrétion m’ont permis de découvrir tellement de choses – parfois alors même que c’était initialement interdit au public.

J’ai œuvré pendant une vingtaine d’année dans de grands hôpitaux de renommée mondiale.

J’ai beaucoup écouté et aidé les patients que je rencontrais. Je donnais beaucoup de ma personne dans ces établissements, un fort engagement…qui m’a mené à faire 2 burn out. Le dernier a été très costaud. 9 mois d’arrêt et beaucoup de difficultés connexes pendant mon arrêt qui m’ont conduit à prendre une décision radicale, à revoir mes priorités.

Je me suis souvenue de cette patiente qui m’avait dit un jour « Véronique vous n’avez rien faire dans cet établissement, il y a tellement de gens dehors qui ont besoin de vous ». Ça faisait déjà plusieurs années que je cherchais à faire autre chose.

En parallèle de mon travail à plein temps, je me suis formée durant 2 ans à la Sophrologie. J’ai pratiqué le yoga. Tout ça m’a aidé dans ma guérison.

Puis j’ai quitté mon travail de salariée, et j’ai débuté ma carrière de Sophrologue. J’ai accompagné des femmes en protocole de FIV et des jeunes femmes de la Génération Y avec qui la collaboration était juste magique et très vite je me suis sentie frustrée dans mon role de Sophrologue. Je sentais que je pouvais donner bien plus.

J’ai rencontré mon Coach et mentor canadien qui m’a fait comprendre que je pouvais offrir plus. J’ai appris à coacher. Je me suis faite accompagnée par des thérapeutes français et coachée par des coachs canadiens. Le Canada est plus ouvert d’esprit et plus novateur. D’où mon choix. Une révélation.

S’en est suivi des formations sur le langage non verbal, les neurosciences, le marketing et tout un ensemble de formations qui m’aident à progresser sur mon chemin personnel et d’entrepreneur hypersensible.

En 2019, je me suis spécialisée dans l’Hypersensibilité. J’ai créé alors l’Académie des Hypersensibles – ça n’existait pas à l’époque. J’apprends chaque jour un peu plus sur moi. Chaque rencontre est un nouvel enseignement que je peux transmettre à mes clientes.

L’échange, le partage, la contribution à l’épanouissement de mes coachées sont mon moteur.

Est-ce que tu accepterais de nous parler un peu de ton enfance ?

Je suis née et j’ai grandi en Bourgogne, dans la belle ville de Dijon. J’ai ensuite été travailler à Paris, puis à Marseille, pour revenir à mes racines auprès des miens l’été dernier. J’ai eu une enfance heureuse avec de fortes valeurs et un amour de la nature indéfectible (entourée de beaucoup d’animaux et d’exploration de la nature).

Si tu pouvais t’envoyer une lettre à toi-même dans le passé, à tes 16 ans, que te dirais-tu ? Quels mots choisirais-tu pour convaincre ton toi plus jeune de t’écouter ?

Elle se résumerait en quelques mots… Aies confiance. Ne te juge pas trop vite. Tu es tout à fait courageuse et capable. Je crois en toi. Profite de chaque instant et fies toi à ton intuition. Tu n’es pas le jugement des autres, ne te laisse pas définir par les autres.

Quels sont les 2 livres qui t’ont le plus influencé ? Pourquoi ?

Il y en a tellement… à chaque étape de vie, je pourrais t’en donner.

Mais je dirais ‘imparfait libre et heureux » de Christophe André. Un livre qui m’a aidé à comprendre et reprendre confiance en moi.

« Ta vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » Ce livre m’a fait réaliser que j’étais la plus importante personne dans mon monde. Sans être égoïste, on peut aider/aimer l’autre si on sait s’occuper de soi en premier.

Qui sont les 3 personnes qui t’inspirent le plus ? Pourquoi ?

3 seulement ! j’en ai tellement plus

Simone Veil : pour sa beauté, son courage, sa ténacité, sa combativité

Martin Latulippe (mon coach et mentor canadien) pour ses enseignements percutants, sa présence à l’autre, son authenticité. Sans lui je n’en serai pas là où j’en suis. Il a su m’ouvrir à un mindset différent. Lui et moi on a les mêmes valeurs.

Michele Obama (et son mari) pour son charisme

Qu’est-ce que tu aimes le plus culturellement ?

J’aime la photographie et en particulier la macrophotographie.

J’aime lire des romans initiatiques (du genre « l’homme qui voulait être heureux »).

Les impressionnistes et surtout Monet.

Et puis c’est un autre type d’art mais j’aime détailler le travail des bâtisseurs de cathédrale. Il n’est pas rare de m’asseoir dans une cathédrale et d’observer chaque pilier, fresque, vitrail, sculpture…

À quoi ressemble ta journée parfaite ?

Ma journée parfaite tourne autour du calme, de la nature, du ressourcement

Alors je te dirais, que j’apprécierai aller en forêt avec mon chien pour un moment privilégié dans la nature, à la recherche de champignons ou de fleurs selon la saison, un bon repas accompagné d’un verre de vin (de bourgogne bien sûr) en présence des miens puis me poser devant la cheminée avec un livre et un thé à la menthe (et un carré de chocolat) avec pour fond sonore le chant des merles dans mon jardin.

À quoi ressemblent tes meilleurs clients, ceux avec lesquels tu as le meilleur feeling ?

Sincèrement, j’aime toutes mes coachées. Ma préférence va vers des femmes qui sont motivées et engagées dans leur exploration et transformation. Moi je reste un soutien, un guide mais pas une magicienne – meme si elles disent le contraire… elles oublient que ce sont elles qui font le travail.

Parfois, j’ai des femmes qui me contactent et qui ne cherchent que des choses gratuites. Tu as beau leur donner quelques suggestions, elles continuent à croire que tout va se faire par miracle. Elles ont du mal à comprendre que pour se transformer, il est nécessaire d’investir sur elles. Elles imaginent que j’ai changé mon propre regard sur mon hypersensibilité sans travailler sur moi-même… C’est tout l’inverse… et c’est loin de l’investissement que je leur propose dans mes accompagnements.

Mes meilleures clientes ont été celles qui ont tellement bien travaillé sur elles, qu’elles ont osé entreprendre des projets qu’elles avaient laissé de côté par peur d’un nouvel échec. Je pense à J. qui au départ venait pour reprendre confiance en elle pour parler en public et qui m’a annoncé qu’elle s’était inscrite au permis de conduire tellement elle sentait qu’elle y arriverait… Je lui ai donné un petit coup de pouce dans sa préparation en plus de son coaching et j’ai été la première prévenue de sa réussite d’examen… j’en pleurais tellement j’étais heureuse pour elle.

A partir du moment ou tes coachées s’investissent autant que toi tu t’investies, la transformation ne peut qu’être belle et impactante. C’est du long terme.

Souvent mes coachées sont des femmes qui découvrent leur hypersensibilité et qui veulent un soutien bienveillant pour savoir quoi faire de leur hypersensibilité. Elles aiment la nature, les animaux, la lecture, le calme, la sérénité. Elles pratiquent souvent la méditation ou le yoga. Elles sont en couple, parfois avec des enfants mais j’ai aussi des femmes monoparentales. Elles ne se sentent pas comprises dans leur différence et se retrouvent dans mon parcours de vie. Elles ont besoin d’agir pour se sentir plus épanouies, plus sereine aussi et elles ont besoin de ce soutien et cette écoute bienveillante à leur égard… tout ce que j’aime faire.

Quels sont les principaux problèmes et les croyances limitantes de tes client.es ?

Beaucoup pensent qu’elles ne sont pas normales. Qu’elles ont un problème psychique (bipolarité souvent) et se demandent si elles ne doivent pas consulter un psy ! Quel soulagement quand je leur explique que leur hypersensibilité c’est leur tempérament et qu’elles sont des personnes normales juste pas « câblées » comme les autres.

D’autres veulent « gerer leurs émotions » et ne plus être une éponge émotionnelle. Elles pensent que savoir faire taire complètement leur émotion, les aidera à mieux vivre. Elles oublient que sans émotion il n’y a pas de vie. On apprend à comprendre et transformer son état émotionnel mais pas son émotion.

Enfin et surtout, J’ai des femmes qui pensent que leur hypersensibilité est un fardeau, un truc lourd à porter dont elles doivent subir les conséquences toute leur vie. Mais l’hypersensibilité est un atout considérable et pour ça il faut se connaitre. Avec l’Académie des hypersensibles, je les aide à comprendre qui elles sont au travers leur hypersensibilité.

Comment les aides-tu à surmonter ces problèmes, compte tenu de leurs croyances préalables ?

Dans tous mes accompagnements, je procède toujours de la même manière.

J’aime d’abord discuter avec elle pour savoir d’où on part, qui elle est, ce qu’elle attend. Ça nous permet de faire connaissance. On définit ensemble un cadre de travail. Elle se sent en sécurité. J’aime installer ce cadre sécurisant et bienveillant. C’est important qu’elle se sente à l’aise pour un bon travail. Je sais que parler à une « étrangère » n’est jamais facile, on a tellement entendu qu’on était bizarre par la société ou par notre entourage, qu’on a peur d’être jugée et de parler avec authenticité.

Puis je l’amène à explorer chaque facette de sa personnalité. Elle dessine, séance après séance, son véritable portrait. Elle se découvre souvent d’une toute autre façon que ce qu’elle pensait d’elle avant notre travail ensemble. Elle découvre toutes les possibilités que lui offre son hypersensibilité. Souvent j’apporte des bonus qui pourrait l’aider dans son quotidien à elle… mais chut, c’est une surprise !

Je leur propose différents types d’accompagnement :

1- Je prioriserais l’ACADEMIE DES HYPERSENSIBLES qui est un accompagnement hybride à mi-chemin entre le programme en ligne et le coaching individuel privé. C’est-à-dire qu’elles ont accès à un ensemble de podcasts chaque semaine associés à des exercices pour travailler en autonomie et à cela s’ajoutent des séances de Coaching individuel et Privé pour le soutien, le feedback, les prises de conscience. C’est un accompagnement très complet à moindre coût.

2- Il y a aussi le COACHING VIP si elles veulent travailler sur une problématique particulière.

Je peux ajouter des séances de sophrologie ou de développement personnel pour les aider encore davantage si nécessaire. Tout ça est indiqué dès le début de nos séances. J’aime les choses claires avec mes clientes. Elles savent où elles vont. Et c’est tout à fait normal.

Je peux aussi proposer des séances de SOPHROLOGIE. J’utilise plus la sophrologie comme outil de coaching mais il m’est arrivé de ne faire que des séances de sophrologie dans certains cas.

Dans tous les cas, le mieux est de me contacter pour en discuter.

Pour ceux qui sont intéressés par ton accompagnement, que doivent-ils faire ?

Elles me contactent pour que l’on échange et qu’on voit ensemble comment je peux les aider. Je suis joignable via Messenger ou à contact@veroniquedesrues.fr ou veroniquedesrues@gmail.com

Elles peuvent aussi

1- rejoindre l’Académie des Hypersensibles à l’adresse (https://veroniquedesrues.fr/academie-des-hypersensibles/) Qu’elles n’hésitent pas à me solliciter si les portes sont fermées. Je réponds à chaque message personnellement. J’y tiens !

2- visiter mon site https://veroniquedesrues.fr/ ou elles trouveront tous mes services.

Je suis aussi présente sur Facebook, j’ai un groupe de femmes d’hypersensibles « les happysensibles ».

Je suis en train de développer ma chaine Youtube « les happysensibles » dans laquelle ils peuvent trouver des méditations sophrologiques, mon podcast Emergence, des vidéos.

Ecrit par
D'autres articles de Kim Morata
Interview de Valérie Dervaux
Peux-tu te présenter en 3 phrases ? Valérie DERVAUX Coach de vie,...
Lire l'article
0 replies on “Interview de Véronique Desrues”